Le monde du vin est en crise et, malheureusement, ce n’est que le début. Il est urgent qu’il sorte de l’impasse dans laquelle il se trouve. Dans mes rêves les plus fous, je me suis mis à imaginer qu’une des solutions viendrait d’une nouvelle machine révolutionnaire: une machine à la maison, à l’image de la Nespresso, qui était capable de désalcooliser votre vin. Faire cette machine, ce n’est pas simple et ce n’est pas un concept que j’aborde avec un enthousiasme spontané. Mais c’est l’idée sous-jacente d’essayer de trouver de nouvelles idées qui m’intéresse. Sans oublier qu’il existe aussi, là quelque part, une demande, une attente pour ce type de démarche. Car au-delà du vin, cette machine serait avant tout une expérience.
Je rêve de cette expérience comme on déguste un café Nespresso : simple, immédiate, accessible. On achète un vin et on le partage. A n’importe quel prix, que ce soit un rosé de La Vieille Ferme ou un grand cru. Imaginez un instant un Haut-Brion 1989 servi en ses deux états : l’original et sa version désalcoolisée, à portée de main. Puis un Yquem 2010, décliné lui aussi en double service. C’est l’inclusion parfaite. Ceux qui désirent déguster sans alcool pourront partager le même nectar que les amateurs traditionnels. Et pour ceux d’entre nous qui chérissent la découverte, cette dualité offre un terrain d’exploration inédit.
Ce rêve d’une machine, c’est la manifestation conjuguée de la crise que traverse le vin et de la nécessité urgente d’envisager l’avenir autrement. Comment alors préparer demain ? À l’heure où les certitudes vacillent, le vin doit s’interroger sur les grands courants qui façonnent les comportements des consommateurs. Car le client est roi comme je l’écrivais récemment, avec ses désirs changeants et ses exigences nouvelles.
Si l’excellence du vin repose souvent sur un héritage immuable, sa pérennité dépend d’une habilité rare : conjuguer tradition et innovation. Dans ce contexte, la diversification des offres devient un levier indispensable, tout comme la capacité à imaginer des expériences inédites. C’est cette alchimie, fragile mais nécessaire, qui permettra de séduire la génération montante et de nourrir l’âme des amateurs d’aujourd’hui. Alors faut-il élargir le champ des possibles en s’ouvrant à de nouveaux marchés, ou renforcer le socle historique de ses valeurs ? Comment identifier ces territoires où la soif d’expérience est la plus vive ? Nombre de nos clients chez VitaBella trouvent dans cette réflexion un nouveau souffle créatif, un moyen de faire vibrer différemment leur identité.
Le monde du vin n’est pas le seul à devoir se repenser. Le secteur du luxe aussi vacille, surpris par l’évolution des désirs et des modes de consommation. Selon le rapport annuel de Bain & Company, près de 50 millions de consommateurs ont cessé d’acheter les marques iconiques du secteur. Pour durer, le luxe s’est mis en quête d’innovation, convoquant une clientèle plus jeune et connectée. La vigne, à son tour, doit s’engager sur cette voie. Il faut penser Client et Innovation avant tout. C’est le point de départ de toute roadmap stratégique gagnante.
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